Un temps pour le moins capricieux a imposé aux vaillants participants le port de casquettes, bonnets, écharpes, Kway.... pour affronter les giboulées de mars en ce ... 3 avril...
L'après midi réserva quelques belles éclaircies pour le plus grand plaisir de Corinne, Elise, Lucile, Marie, Mariette et les autres...
Comme à l'accoutumée, l'enthousiasme de Corinne a tenu le groupe en haleine jusque 18 heures sur le terrain en dépit des conditions météo pour le moins difficiles !
Et c'est à la longue vue ou aux jumelles que l'Alouette des champs, la Bergeronnette grise, le Pipit farlouse, le Bruant jaune, le Bruant des roseaux, l'Avocette, de nombreux tadornes , cormorans et laridés ont été observés. La Bouscarle de Cetti a fait entendre, quant à elle, son célèbre chant "tiens voila du boudin..."
Des hommes de renom au chevet des oiseaux...Au fil des rencontres avec les oiseaux, Corinne nous fait voyager dans le temps : du grec Aristote au français Pierre Belon en passant par le romain Pline l'Ancien, auteur de la première grande encyclopédie scientifique connue, source de renseignements irremplaçable sur les connaissances des Anciens, en matière de zoologie, de botanique, de médecine et de minéralogie.
Aristote, au IV ème siècle avant JC, produit une classification de la Nature qui inspirera encore celles du XVIII ème siècle.
A la Renaissance, Pierre Belon, au milieu du XVI ème siècle parcourt le Levant et fait de multiples observations naturalistes. Dans un traité, de près de quatre cents pages, il décrit tous les oiseaux qu'il connait, les regroupe suivant leur comportement et leur anatomie : les oiseaux de proie, les oiseaux d'eaux, les omnivores, les petits oiseaux, subdivisés en insectivores et granivores. C'est pour lui rendre hommage que le tadorne est nommé Tadorne de Belon.
Une nomenclature internationale en latin depuis LinnéChaque espèce peut avoir des noms vernaculaires différents suivant les régions .
Ainsi la Bergeronnette grise est-elle aussi appelée "Labourier",
"Hochequeue", "Lavandière grise", ces noms traduisent en général le comportement de l'oiseau qui ici affectionne le bord de l'eau, accompagne les travaux des champs, agite la queue.
En revanche, depuis Linné qui a proposé une dénomination binominale en latin en 1758, chaque espèce est -elle désignée par un nom de genre (avec une majuscule) et un nom d'espèce (avec une minuscule).
Ainsi, sur tout le globe, le Tadorne est-il nommé depuis Linné : Tadorna tadorna Linnaeus 1758.
Sur la photographie en position 11, les rides de sable sont sillonnées par les "pistes" de l'Hydrobie (Hydrobia ulvae), minuscule gastéropode (3 à 6mm) qui broute le film d'algues microscopiques ou les débris organiques présents à la surface du sédiment et qui constitue l'essentiel du régime alimentaire du... Tadorne de Belon.