par annakrekka le 04/11/2012 @ 12:03
Après avoir défendu les couleurs locales de la tarte à gros bords, notre député appelle cette fois ses collègues Maires à la création d'un comité de défense de la plage des pauvres. Si les pauvres, ne possédant pas d'argent par définition, se voient retirer ce qu'ils ne paient pas, l'intention est louable. La plage des pauvres, historiquement dénommée ainsi en opposition avec celle de la rive sud. La plage des pauvres face au monstre du loch ness local, un très vieux projet de port toujours en cours deviendra t-elle son avant-port ouvrant désormais la voie vers les horizons sans fin du prosélytisme ? Hissons les voiles vers cette nouvelle aventure exaltante au mépris du danger des déferlantes et cap sur le Mérida . Ses aficionados ont pris le soin d'interpeller les consciences faisant circuler une pétition dénonçant l'injustice se préparant dans les coulisses sombres : protéger la nature des appétits clientélistes. Ainsi pouvons-nous prendre connaissance des nouvelles restrictions insupportables ! Interdiction de le cueillette des moules... qui comme chacun le sait est une tradition séculaire dans la baie. Interdiction du ramassage des coques... disparues de la zone, par ailleurs déjà réglementé quand il n'est pas interdit aux particuliers pour des raisons sanitaires. Une interdiction de plus, celle de la pêche aux crevettes qui tout comme les moules est devenue une tradition séculaire depuis demain. Sans doute remontent-elles désormais avec le 1 er flot sous les effets conjugués du réchauffement climatique et du dérèglement d'El Nino. Interdiction encore et toujours, de la pose de trémail cette fois, qui chacun le sait est...interdit en baie. Même le kite surf pour les intrépides... bravant les épis bien entendu. La navigation y serait même interdite pour ceux tirant... des bords, au milieu des kite surf, ça va sans dire . Nous ne pourrions même plus nous y promener... sans doute en relation avec le plan d'accueil du public de la réserve naturelle et sa vocation. Enfin, les amateurs ne pourraient même plus tirer les hélices, le comble à coté d'un aéroport ! Il faut bien l'avouer. Dans cette zone si riche, nous rencontrons les mulets à ne pas confondre avec le petit de la mule engendré par un âne. Gardons-nous cependant des conclusions hâtives, la nature nous réserve parfois bien des surprises. |